Le don de lait.

Dossier pour le don au lactarium - Tours

Dossier pour le don au lactarium - Tours

Un petit article aujourd’hui pour partager les bonheurs quotidiens qu’apporte l’allaitement : le partage du lait !

Non, pas de trafic et d’échanges, comme certains reportages (débiles) à la tv tendent à faire croire … mais juste un plaisir de partager ce « trop » de lait pour d’autres bébés (souvent prématurés) et d’autres utilités (recherches, …).

Un peu comme le don de sang, le don de lait est anonyme et gratuit. Il est encadré par un questionnaire médical, une prise de sang (recherche virologie, sida, hépatite &co …) et par la motivation du donneur bien entendu.

Tout comme le don de sang, les réserves en lait sont éphéméres, et nécessitent un renouvellement fréquent pour répondre aux besoins.

Plaquette du lactarium de Tours, d’autres explications ici.

Hier j’ai donc eu le loisir de rencontrer deux petites dames du lactarium des « collectrices » avec leur kangoo blanc équipé d’un congélateur de voiture ! Une vraie industrie laitière 🙂

… Mais reprenons depuis le début de l’histoire …

Depuis 3 mois : j’ai repris le boulot (4 jours / semaines) et Martin  continue à téter lorsque nous sommes ensemble. Le premier mois chez nounou, je tire mon lait en journée afin qu’il ait « sa dose » journalière avec nounou. Tout se passe plutôt bien et la mécanique est bien rodée. Lorsque je n’ai pas assez de lait du tirage quotidien, j’ajoute quelques glaçons du stock fait courant novembre et décembre avant ma reprise. Tous les détails dans ce précédent article.

Et puis au fil du temps, le petit bonhomme se désintéresse du biberon. Celui du goûter dans un premier temps est remplacé par un laitage (au bout de 1 mois 1/2). Puis celui du midi aussi (depuis 3 semaines) !

Résultat, super-milk-maman se retrouve avec du lait tiré le midi (et surtout beaucoup de lait congelé) inutile et inutilisé.

J’ai bien essayé d’en faire des flans de lait maternel avec de l’agar-agar. Plutôt réussi mais Martin n’y prête pas d’intérêt et ne semble pas être fan. On reste donc sur les laitages (yaourt nature ou petits suisses) lorsqu’il est gardé !

Depuis 3 semaines : Fini la pression pour moi du lait à tirer au boulot, je suis « libre ». Enfin libre façon de parler. Car dans les faits, ma poitrine de milk-woman n’est pas de cet avis !! Cela se résume plutôt souvent à ce que j’évoque dans cet article la  : une obligation de pause-milk afin de me soulager…

Toujours est-il que cela se résume à un seul et même soucis : que faire du surplus de lait ? Du lait « frais » mais aussi du lait congelés depuis novembre ?

La semaine dernière :  Repensant à mes lectures diverses, et merci à Fanny pour son coup de pouce, je contacte le lactarium de Nantes.

Extrait du dossier informatif

Extrait du dossier informatif

Réponse du lactarium de Nantes (dame très gentille) : ils ne prennent que le lait des mamans dont les bébés ont moins de 6 mois par rapport à la composition du lait. Mais, voyant que je cherche une solution et que j’ai pas mal de lait, elle me propose d’appeler le lactarium de Tours qui d’après ses informations « prend tout ».

Réponse du lactarium de Tours (accueil tjs aussi gentil) : Avec grand plaisir ! En effet ils prennent « tout ». Je ne sais pas à quoi est due cette différence. Je leur demanderai à l’occasion d’un prochain contact.

Dans les faits comment cela se passe-t-il ?

– Rapide informations par téléphone (nom, âge de la maman et du bébé, antécédents médicaux, prise de médicaments, …). Données similaires aux questions du don du sang pour les personnes habituées !

– Envoi à mon domicile d’une enveloppe avec questionnaire médicale à faire signer par mon médecin traitant et tubes pour une prise de sang à effectuer à domicile (la vieille du don du lait).

– Prise d’un rendez-vous avec les collectrices pour récupérer le lait congelé.

Dans la semaine : dépôt du questionnaire chez ma médecin pour relecture et signature.

Mercredi après-midi :   Récupération du questionnaire chez la médecin (au secrétariat). Prise de sang (2 tubes) rapide auprès de l’infirmier de ma commune.

Hier matin :  Nous voilà donc à jeudi matin, devant la gare d’Angers, 8h45 je donne mes petits glaçons qui partent vers un autre destin : décongélation, analyse et don à des bébés qui en ont besoins (souvent des prématurés) ! Que demander de plus : la belle vie pour ce lait ! Mieux que de finir dans l’évier :-).

Plus de 3 litres de petits cubes que j’ai grand plaisir à partager.

A noter que les collectrices se déplacent depuis Tours sur un rayon plus ou moins large suivant la quantité de lait. Pour 3 litres cela « vaut le coup » pour elles de venir.

Nous avions convenu d’une rencontre à la gare d’Angers afin de ne pas les faire venir jusqu’à chez moi (1h de route de « gagné » depuis Tours). Cela ne me dérangeait pas du tout. Mes petits glaçons ont juste eu le droit de faire un peu de voiture et du train, le tout dans un sac congèle, dans la glacière bien au frais.

Et la suite ?  Etant donné que ma poitrine wonder-milk ne va pas se tarir, vu que petit bonhomme continue d’avoir faim je continue à tirer 2 à 4 fois par semaines (cela dépend des jours, de ma fatigue, du nombre de tétées nocturnes, de la quantité prise par Martin, …) à chaque fois environ 200ml.

Les collectrices m’ont donc donné des biberons stériles pour congeler et conserver le lait (avec étiquettes). Et lorsqu’elles repassent dans la région, ou bien dès que j’atteins les 3 litres, on se revoit pour refaire un nouvel échange !

A suivre donc 🙂

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2 réflexions au sujet de « Le don de lait. »

  1. J’ai donné aussi lors de ma seconde grossesse mais j’avais le temps, j’étais à la maison. J’espère pouvoir le refaire cette fois encore, ici, à laRéunion !
    C’est un beau geste et bien utile.
    libertedallaiter.com

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